À l’instar de l’alapini, elle
conservera un certain prestige jusque vers la
fin du 18e siècle. Décrite de
façon élogieuse dans la littérature
musicale en sanscrit (11e – 13e siècles),
elle est regardée comme la mère
de toutes les vina. Grâce à
sa technique de jeu, elle fut l’instrument idéal
pour interpréter l’alap,
prélude non mesuré et improvisé
dont le rôle était de mettre en
évidence les caractéristiques
mélodiques du raga.
Amplement commenté au 13e siècle
par Sarngadeva dans son Sangita-ratnakara,
l’alap se développa au cours des
siècles pour devenir l’élément
essentiel du raga.
Détail d’un relief de l’époque
pala,
10e siècle